"Notre monde [européen] ne sera pas sauvé par des savants aveugles ou des érudits blasés. Il sera sauvé par des poètes et des combattants, par ceux qui auront forgé ‘l’épée magique’ dont parlait Ernst Jünger, l’épée spirituelle qui fait pâlir les monstres et les tyrans."
Dominique VENNER , Histoire et tradition des européens, 2004
" (…) Sur ce point, je recommanderais la lecture du Siècle de 1914 de Dominique Venner, chapitres VI et VII. Ils comprendraient que ce n'est pas le contenu scientiste, antisémite ou belliciste de la doctrine d'Hitler qui a suscité l'adhésion enthousiaste de millions d'Allemands après 1933, mais " la part spirituelle et traditionnelle de son discours, faisant appel à l'amour de l'Allemagne, à la comunauté du peuple, à la promesse de justice sociale, à l'honneur et au courage, sans oublier les thèmes populaires de la révision du traité de Versailles et de la réunion de tous les Allemands. " Ce qui permet à l'historien de juger Hitler coupable d'avoir " abusé des qualités d'un peuple d'élite dont il fut la malédiction."
Dominique Venner, Courrier d'un lecteur, La Nouvelle Revue D'histoire Numéro 26
"Demain comme hier, si de nouvelles tables de valeurs doivent être instituées, elles ne le seront pas par des mots, mais avec des actes, par un engagement de l’être même. La vérité du monde ne réside pas dans son « essence » mais dans le travail, la création, la lune, l’enfantement, dans ces actes dont nous avons oublié qu’ils sont religieux.
La seule vérité est de se tenir debout quoi qu’il arrive, de faire face à l’absurdité du monde pour lui donner une forme et un sens, de travailler et de se battre si l’on est un homme, d’aimer si l’on est une femme.
Pendant des années j’avais été constamment placé devant l’obligation de savoir si la fin justifiait les moyens. Il vint un jour où je compris que ma finalité serait aussi ce que mes actes en auraient fait. Raisonnant ainsi, je renonçais nécessairement à la politique. Elle soumet les moyens à des fins qui n’ont pas nécessairement l’excuse d’être désintéressées. J’éprouvais la crainte aussi de verser dans l’habitude et la médiocrité. Il était temps de marcher à mon pas, ce qui comportait d’autres risques.
J’ai rompu avec l’agitation du monde par nécessité intérieure, par besoin de préserver ma liberté, par crainte d’altérer ce que je possédais en propre. Mais, il existe plus de traverses qu’on ne l’imagine entre l’action et la contemplation. Tout homme qui entreprend de se donner une forme intérieure suivant sa propre norme est un créateur de monde, un veilleur solitaire posté aux frontières de l’espérance et du temps."
Dominique Venner, Le Coeur Rebelle, 1994





