"Les ouvriers n’ont pas de patrie » dit le Manifeste communiste de Marx et d’Engels. Au contraire, les ouvriers ont une patrie plus encore que les bourgeois qu’on pourrait considérer eux, comme les vrais « sans patrie » ; car le riche est le vrai « déraciné », qui, partout dans le monde, où qu’il se trouve, se trouve bien, précisément grâce à sa richesse ; tandis que l’homme du peuple, le pauvre, le dépaysé, déraciné, transplanté, livré à la double domination capitaliste et étrangère, est doublement esclave et malheureux. En fait dans l’histoire, ce sont les classes riches qui, le plus souvent pour un ignoble intérêt de classe ont vendu la patrie à prix d’or, […] alors que les classes populaires la défendaient avec l’acharnement le plus magnifique."
J. Darville pseudonyme d’Edouard BERTH, Satellites de la ploutocratie in Cahiers du Cercle Proudhon, volume V-VI, Paris, 1912.





