Maurice Bardèche

" Ils se sont emparés de l’épée de Jéhovah et ils ont chassé l’Allemand des terres humaines. L’écroulement de l’Allemagne ne suffisait pas aux vainqueurs. Les Allemands n’étaient pas seulement des vaincus, ils n’étaient pas des vaincus ordinaires. C’est le Mal qui avait été vaincu en eux : on avait à leur apprendre qu’ils étaient des Barbares, qu’ils étaient les Barbares. Ce qui leur arrivait, le dernier degré de la détresse, la désolation comme au jour du déluge, leur pays englouti comme Gomorrhe et eux seuls errants, stupéfaits, au milieu des ruines, comme au lendemain de l’écroulement du monde, on avait à leur apprendre que c’était bien fait, comme disent les enfants. C’était une juste punition du ciel. Ils devaient s’asseoir, eux Allemands, sur leurs ruines et se frapper la poitrine. Car ils avaient été des monstres. Et il est juste que les villes des monstres soient détruites, et aussi les femmes des monstres et leurs petits enfants. Et la radio de tous les peuples du monde, et la presse de tous les peuples du monde, et des millions de voix de tous les horizons du monde, sans exception, sans fausse note, se mirent à expliquer à l’homme assis sur ses ruines pourquoi il avait été un monstre. "

Maurice BARDÈCHE, Nuremberg ou la terre promise, 1948

"Je crois que gouverner, c'est préserver notre indépendance, puis nous laisser vivre à notre gré."

Maurice BARDÈCHE

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